Savoirs, représentations, pratiques

Première session. Savoirs, représentations, pratiques : perturbations et/ou ruptures ?

 

Table ronde 1. La connaissance et les savoirs mobilisés. Quel type de savoir pour quel usage ?

La santé, en tant qu’elle recouvre de multiples pratiques sociales autour de la prévention, de la prédiction, du diagnostic et des soins, ne peut plus être réduite au seul modèle du colloque singulier entre un patient et son médecin où l’un détient le savoir quand l’autre s’en trouve dépourvu. C’est pourquoi cette table ronde vise à mieux cerner et à comprendre les transformations qui sont à l’oeuvre quant aux usages de différents savoirs. A partir d’expériences qui seront relatées, l’objectif de la table ronde est de donner un éclairage et une compréhension des nombreuses tensions qui peuvent apparaître dans leur mobilisation et leur redistribution portés par des acteurs différents (professionnels/usagers). Elle vise également à interroger la nature des savoirs produits à partir de données personnelles, leur statut juridique et les transformations qui s’opèrent, à partir de là, dans le regard porté sur les pratiques liées à la santé. Ainsi, qu’en est-il par exemple de la catégorie de « patient », de la relation individualisée et située avec le médecin, du diagnostic médical lorsque la production et la circulation des données individuelles se réalisent via l’internet et que la télémédecine a vocation à traiter à distance ?

Intervenants :

Alexandre Duclos, socio-anthropologue Madopa

Nicolas Beaumatin, ingénieur en e-santé, Altran

Henri Noat, ingénieur, Sésin

Pascal Ducournau, sociologue, Centre Universitaire J.-F. Champollion

Président de séance : Philippe Brunet, sociologue, LISIS/Université Paris Est Marne la Vallée

 

Table ronde 2. Voir, toucher, agir. Les nouvelles investigations du corps

Les technologies (imagerie, robotique…) réinterrogent la connaissances et les représentations du corps du patient. Elles mettent aussi à l’épreuve les identités et les pratiques professionnelles en inscrivant la matérialité de l’action sur le corps au cœur d’un processus mêlant des compétences distribuées entre les hommes et les dispositifs techniques. L’impact des nouvelles technologies sur les pratiques se réfléchit souvent dans le sens d’une « acceptabilité ». On pourrait aussi retourner les choses en se posant la question des effets de la mise en œuvre de pratiques novatrices sur l’efficacité d’usage des technologies. Cette table ronde sera traversée par deux dialogues entre des intervenants de disciplines aussi éloignées que la robotique et l’anthropologie ou la radiologie et la sociologie qui, ayant travaillé sur des objets communs (robotique chirurgicale et autopsie virtuelle), éclaireront les enjeux, les promesses et les limites de l’innovation en santé.

Intervenants :

Marie-Christine Pouchelle, anthropologue, IIAC/CNRS

Guillaume Morel, roboticien, ISIR/Université Pierre et Marie Curie

Valérie Souffron, socio-anthropologue, CETCOPRA/Université Paris 1

Guillaume Gorincour, PU-PH, radiologue, CHU Marseille

Président de séance : Caroline Moricot, sociologue, CETCOPRA/Université Paris 1